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Une BD de Calvin & Hobbes
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Les Kinks, les Shins et autres trucs en "in"
That there
That's not me
I go
Where I please
I walk through walls
I float down the Liffey
I'm not here
This isn't happening
I'm not here
I'm not here
Je n'aime pas tellement les anniversaires...
De toute façon je ne me rapelle que très rarement de ceux ci, et les dates en général me traversent sans vraiment me transpercer. Toujours été beaucoup plus secouée par la "magie du lieu".
Il y a certains matins pourtant qu'on sent plus pesants que d'autres sans raison aucune, jusqu'à ce que nos yeux rencontrent l'énorme chiffre rouge du calendrier qui pour une fois est à jour... (J'aime mon inconscient car lui seul encore me réserve des surprises :) )
Et puis il y en a quelques unes qui s'imposent, celles qu'on note le jour où, celles qui comptent parce qu'elles finissent ou débutent un cycle. Celles dont on sait qu'elles ne se feront pas attendre, un nuage au loin, épais et présageant un orage dont on redoute autant qu'il éclate qu'il ne le fasse pas...
On les a noté celles ci, à coup de pierres noires souvent, pas pour l'année, pas pour le jour, mais pour avoir... un point de comparaison. Ces dates induisent la nécessité d'évoluer, le besoin de connaître d'autres états, loin de ceux-ci. On les note dans l'espoir déjà d'être à la prochaine même combinaison de jj/mm dans une année ultérieure, pour se rassurer à coup de "jai changé", "c'est loin", "c'est différent". Elles impliquent par leur existence un bilan, qu'on refera encore et encore, à chaque fois que ladite date pointera le bout de son nez...
Les jours passent et on oublie la date souvent, elle tangue ça et là mais reste ailleurs. Puis les mois passent aussi, et puis boum. La revoilà.
Que dire.
J'aurais aimé écrire un très beau texte bien hermétique comme à l'accoutumée, mais là point de courage et une envie d'être un peu franche.
Pas pour vous, pour moi.
Il y a un an j'ai voulu mettre fin à mes jours. Les plus perspicaces d'entre vous remarquent déjà que je n'ai pas réussi (j'aime à croire que mes lecteurs sont super balèzes en déduction).
Tant mieux. L'heure est donc au bilan.
Il y a un an et un jour donc, mes plans ayant été détournés, j'ai du agir pour la vie, vu que la mort semblait me faire un peu la gueule après m'avoir tant narguée.
J'ai finalement poignardé ma vie d'avant, ce qui s'est avéré plus constructif. J'ai soufflé la maison en paille des ptis cochons, devançant le loup. A coups de divers remaniements ministériels (Gouvernement Molly B. 172ème édition), j'ai changé, essayer, recouper, retenter, oublier, réessayer, re oublier, je suis revenue et je suis repartie. Mais je n'ai pas fui je crois.
Sauf la date évidemment. Elle est là aujourd'hui et après avoir pris une vie à bras le corps, ce n'est pas une petite journée qui va me faire peur, non ?
Pourtant....
Qu'ai-je à te dire Julie?
Les choses ont changé tout en restant les mêmes. Le loup rode encore et je dois me battre plus que jamais . J'ai compris beaucoup et tenter d'en oublier au moins autant. J'avance sans courir et pourtant je tombe encore trop souvent. J'ai envie sans trop y croire, la force et la faiblesse, et la dichotomie me semble chaque jour plus présente. Le paradoxe s'est installé de façon permanente et la cyclothimie me guette.
Envie mais peur.
Je me suis sentie un peu buldozer cette année, explosion de ruines et déblaiement de terrain. Parfois il ne faut pas trop réfléchir, et foncer. Peut importe où ça mène, les chemins se dessinent toujours.
Donc une année à tout casser, à voler dans les plumes de l'oiseau de malheur. Une année charnière peut être, une année dont je me souviendrais en tout cas...
Envie de construire à présent, une superbe maison avec un putain de jardin et des trucs qui puent le bonheur partout.
C'est dit, qui m'aime me suive.
;)
et plein d'amitié avec
;)
Merci...
Molly, je ne sais pas si c'est seulement chez moi, mais tes peintures et dessins ne s'ouvrent pas. (j'ai eu le même problème; je crois que je suis simplement retourné dans les dossiers en question pour qu'ils se remettent à jour). Vérifie...
J'aime triptique 1, bravo.
Molly says: Ici ça marche... Bug passager peut être... Je te remercie.
Sincèrement.
non, non... ce serait con de se rappeler. On parlera d'autre chose, on rira, et tout ça autour d'une bouteille de Montrachet (parce que oh, hein, quand même.).
J'essaie pourtant... j'essaie.
Gros baisers, tu vois, t'es pas seule dans la nuit.
joli!