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Welcome to the Molly Machine

 

                                                               

Welcome my son


Welcome to the machine


Where have you been?
It's alright we know where you've been
You've been in the pipeline
Filling in time
Provided with toys and scouting for boys
You brought a guitar to punish your ma
And you didn't like school
And you know you're nobody's fool
So welcome to the machine


Welcome my son

 
Welcome to the machine


What did you dream?
It's alright we told you what to dream
You dreamed of a big star
He played a mean gituar
He always ate in the Steak Bar
He loved to drive in his Jaguar
So welcome to the Machine

 

 

 

 
        

Welcome to the Machine

      Pink Floyd       

Jeudi 25 août 2005

Pourquoi les gens sont si cons ?

Voilà la question qui m'a hanté toute la journée.

[Rewind]

Suis-je un "gens" normal ?
Pourquoi l'humanité semble accepter la plupart des constats merdiques que la Vie engendre, comme ça, sans que cela semble avoir un impact trop incisif sur son petit coeur anesthésié ?
Y aurait-il un gêne de la soumission ? Un passage, une épreuve initiatique qui fait qu'un jour on accepte d'être médiocre dans une vie médiocre?
Peut être ce constat d'impuissance totale explique-t-il les débordements égoïques, comme autant de tentatives d'existence devant l'impossibilité fondamentale de faire partie de la marche du monde, l'impression révélatrice de n'être que d'éternels suiveurs...

Est-ce que ça aurait pu être différent ?
A n'être pas passé par cette épreuve "adultisante", certains êtres errent indéfiniment dans l'ailleurs des autres possibles, à rêver de mondes qui furent ou qui auraient du être, sans jamais avoir vraiment l'espoir de mondes à venir...
Juste la douce nostalgie de se dire qu'avant, qu'à une autre époque, c'était peut être mieux...
Et ne jamais accepter qu'il n'y a jamais eu d'ailleurs et que l'ici continue de brûler ceux qui n'aurait pas du y naître.

Suis-je adaptable ?
Il le faut... Mais sûrement pas. Toujours la réalité comme une giffle sur les joues d'un enfant rappelera aux erreurs que nous sommes qu'à ne pouvoir vraiment grandir, nos illusions non plus ne pourront jamais mourir.
Et quand viendra le moment de détruire Fantasia, lorsque que le tout petit grain de sable ne demandra qu'à être soufflé, alors nous chercherons à travers les ruines éparses de quoi reconstruire un nouveau rêve, une nouvelle demeure onirique, et jamais nous ne tomberons, et toujours nous aurons mal.

Et jamais nous ne tomberons, et toujours nous aurons mal.

[ Avance, avance, et montre moi que je me trompes ]

 
Par Molly B. - Publié dans : Backdriftings
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Mercredi 24 août 2005

Rabla rabla bla bla bla....
Sueurs froides et chauds frissons
Etreintes pleurées et contact amer

Je te serre Je te serre Ne tremble pas Ne tremble plus
Un joint, un verre? quoi, quoi, dis moi...

Rabla rabla pourquoi tu fais ça ?
Oui ça fait mal, oui tu regrettes. Les remords toujours trop tard mais qu'est-ce que t'as dans la tête ?
Oui ça fait mal, non je ne peux rien faire. Serré dans mes bras, étriqué dans ton corps, bientôt il fera moins froid.

Et je cherche un indice, mais pourquoi tu fais ça?
Une saison en enfer, mais les années sont longues,
Et le sang au coeur va trop vite...

Et puis tu regrettes à peine, déjà il fait moins froid.
Le temps de prendre un verre, oui, bien sûr que ça ira.
Oui la drogue c'est de la merde, mais j'en ai besoin tu vois.
Et puis c'est pas si terrible, ça fait juste mal des fois.
Moins mal que cette vie de merde, je m'en sors pas tu vois.

Je vois je vois.

Rabla bla bla.

Pas d'indice, juste des preuves; constat.
Une saison en hiver, et la pénurie de mois d'août.
Et le sang à la tête monte.

 

Par Molly B. - Publié dans : Backdriftings
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Vendredi 19 août 2005

Il est parti. Il est loin. Il n'est rien.
Chaque jour j'y ai pensé un peu moins, comme chaque blessure qui voit le temps la panser. J'ai oublié.

Car, il le savait lui, que l'on peut oublier. Ranger des gestes et des odeurs. Les ranger si loin qu'elles ne dérangent plus.

Mais pourquoi t'as peur Julie, des hopitaux la nuit?
Mais pourquoi t'as peur Julie, des hopitaux si gris?

J'ai peur, car les murs taisent. L'institution, Julie, est la plus haute des montagnes.

Il est parti. Il est loin. Il n'est rien.
Il savait, lui, que jamais pour toujours on n'oublie ?
Et qu'un matin, qu'une nuit, l'évidence des corps meurtris, des gestes saccadés, esprit embué et si belle ironie.
La boucle est bouclée Julie, fallait pas tenter la Vie de se sentir vexée. Elle ne fait que se venger.

Et ce matin, cette nuit, Julie, il faut vivre, il faut vivre.

Mais, mais... je voulais pas... Je voulais pas... me réveiller. Mais, où suis-je? Quoi? Et lui?

Mé-de-cin.

Il ne savait pas, lui, que frapper quelqu'un à terre, c'est interdit.

Mais il est parti. Il est loin. Et puis, il n'est rien Julie.

Comment ? Il n'est rien? Mais, les amis, il m'a pris ma vie. Chaque jour, chaque nuit, son odeur, ses mains, et cette stupide façon de dire: Julie, Julie, Julie.

La boucle est bouclée.

Il est parti? Il est parti ? Il est loin, hein ?

(Non, je suis dans ta tête, Julie...)

Par Molly B. - Publié dans : Backdriftings
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Jeudi 18 août 2005

Pourquoi tant de temps? soyons honnêtes, les webs cafés existent, j'ai un tas d'amis (ah ah ah) informatisés et puis quand on veut on peut, n'est-ce pas ?


Pourtant, pourtant le silence fut ma seule réponse aux cris de l'âme, aux paroles-et-encore-des-paroles, aux essais ratés et aux amis qui vous veulent du bien. Le calme avant la tempête aussi, et sûrement, la tempête qui suit l'ouragan que vous n'aurez pas vu, parce que trop intime, trop sourd et puis surtout sans terre légitime à dévaster. Sur vous il n'aurait eu aucune prise. Dans la solitude, il a su se répandre sur les bouts de chairs acérées prêtes à oeuvrer dans un dernier combat. Dans le dernier combat.
Qui a dit le premier ?

La tempête apaisée s'échouera sur les rives de cet espace (comme c'est joliment dit).
Bref, quelques lettres nécessaires seront postées ici. Ranger les choses. Dans des jolies boîtes virtuelles.
Souvenez-vous le cri... peut être est-il temps de parler.

Hello, hello, hello, how low ?  ;-)

(nice dream)

 
Par Molly B. - Publié dans : Backdriftings
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Lundi 27 juin 2005

 

We're rotten fruit
We're damaged goods
What the hell we've got nothing more to lose
One gust and we will probably crumble
We're backdrifters

This far but no further
I'm hanging off a branch
I'm teetering on the brink
Oh! honey sweet
So full of sleep
I'm backsliding

You fell into our arms
You fell into our arms
We tried hard but there was nothing we could do
Nothing we could do

All evidence has been buried
All tapes have been erased
But your footsteps give you away
So you're backtracking

Ah ah ah
You fell into our arms
You fell into our arms
We tried hard but there was nothing we could do
Nothing we could do
You fell into our, ah
You fell into a

We're rotten fruit
We're damaged goods
What the hell, we've got nothing more to lose
One gust and we will probably crumble
We're backdrifters


Backdrifts - Radiohead

 

 

 

Par B. - Publié dans : Backdriftings
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