Welcome to the Molly Machine
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Welcome my son
Welcome to the Machine Pink Floyd |

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Les Kinks, les Shins et autres trucs en "in"
That there
That's not me
I go
Where I please
I walk through walls
I float down the Liffey
I'm not here
This isn't happening
I'm not here
I'm not here
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Welcome my son
Welcome to the Machine Pink Floyd |
L'Homme n'est pas faible, loin de là. Il a des cartes exceptionnelles en main, qu'il n'utilise malheureusement (en mon sens) que par à-coups. Instants de bravoure, de courage ou d'amour pur, (presque) divin, qui nous donnent espoir et force, et surtout Foi en la vie.
Le rêve d'une systématisation de ses actes est mon point faible, mon désespoir quotidien. Avoir conscience du potentiel que l'on a et se rendre compte qu'on est incapable de l'exploiter, qu'on n'essaie même pas d'en être capable.
Ma différence, comme je l'appelle, est cette invalidante conscience, trop aiguë, de ces choses.
J'ai manqué d'indulgence envers les autres. J'ai été déçue, car à mes yeux ils n'étaient que le pâle reflet de ce qu'ils auraient pu être. Ces ressentis sont pour le moins frustrants, car lorsqu'on sait une personne capable de telle ou telle chose, on a du mal à comprendre qu'elle ne le soit pas.
Si l'on pousse un peu plus loin, on arrive à lui en vouloir.
Mais ce dont je n'avais pas conscience, c'est très certainement le gouffre, l'infranchissable entre la réalité terrestre et l'Idéal.
Avoir conscience de l'Idéal est nécessaire et essentiel, afin de pouvoir tendre vers lui, qu'il soit le point à l'horizon que nous poursuivons.
D'où cette inlassable et épuisante bataille pour le mieux, qui selon l'adage (et très justement) est l'ennemi du bien. Ce peut être un moteur, et ce doit être un moteur. Un leitmotiv anti stagnation.
Cependant cette recherche de la "perfection humaine" (antagonisme absolu) s'accompagne malheureusement d'une angoisse terrible, un cancer psychique qui ne peut être à terme qu'invalidant et annihilateur.
A laquelle se greffe l'angoisse première de la non compréhension, de la solitude. L'angoisse survivante de la différence acceptée puisque sans alternative.
Si j'ai appris à ne pas en vouloir aux gens, à les aimer, à me mettre à leur place ( ;) ), je ne parviens que très difficilement à être indulgente envers moi même. Je me sais, malgré mes périodes de doutes profonds, capable de mieux que ce que je ne suis. J'ai du mal, en toute honnêteté et sans fausse modestie aucune, à voir ce que j'ai déjà accompli, le chemin parcouru, tant celui qui s'annonce est long et difficile, semé d'obstacles.
C'est une course perdue d'avance que je mène, et à trop vouloir courir après l'horizon de la perfection, j'en ai fini par cerner mon seul ennemi : la chute (Mlb.©).
Le propre de l'être humain (un des "propres", car il en est des nouveaux chaque jour, toujours un peu plus uniques et incontestables, irréfutablement supérieurs aux antécédents... -> propre de la nature humaine (notez la nuance): toujours croire que la nouveauté est nécessairement plus vraie), l'un des propres de l'être humain donc, est son adaptabilité.
La faculté absolument merveilleuse de s'acclimater, de gérer avec souplesse le tracé de sa vie. Souplesse oui. D'ailleurs un homme dont l'adaptabilité a une marge de manoeuvre réduite est taxé de psycho-RIGIDE. Insulte suprême en ses temps de "drive-in" therapy.
Mais qu'est-ce que l'inadaptabilité ? Je dirais, peut être, être incapable d'adopter un autre point de vue que le sien propre (amis psychologues, toujours, je vous vois déjà creuser votre mémoire et chercher comment est-ce qu'on nomme déjà cette phase "inhérente à l'enfance" (notons), aahhh, les stades piagétiens ahah ... et oui réflexe d'étudiant: Pavlov vous a eu. )
Logiquement ce stade est dépassé il me semble assez rapidement (pas de dates précises, désolée les conditionnements se déconditionnent dès qu'on ne les conditionne plus à être entretenus : gnierf.).
Et j'avance même, sans en mettre ma main au feu mais avec une marge d'erreur minime, que vers 10 ans l'affaire est déjà depuis un certain temps négociée.
Adopter un autre point de vue, la chose semble être d'une simplicité enfantine (cqfd) quand le regard se porte sur des choses physiques. Mais ainsi, et là Piaget n'en parle pas (ou alors pas en Deug :s ): qu'en est-il des faits mentalo-affectifs ?
Il semble que le problème devienne ardu. C'est ce qu'on appelle familièrement et très justement: "se mettre à la place de". Nous avons tous entendu quelques centaines de fois cette phrase, qui tombe comme une sentence sur un jugement rapide et monofocal: "mets toi à sa place, essaie de le comprendre" --> ce qui signifie que cet acte n'est pas du tout un automatisme chez la majorité d'entre nous.
Qu'est-ce qui rend impossible ce va et vient entre des milliards de point de vue ?
Je serais tentée de répondre l'Ego. Ce quelque chose qui rend notre point de vue démesuremment immense et opaque, voilant d'un rideau de plomb la subtilité des autres possibles.
Se mettre à la place des autres n'intéresse personne, puisque qu'à cette place nous n'y sommes jamais que virtuellement, en tout cas à l'instant t où notre regard refuse de bouger . A un instant t+x où nous devrons adopter ce point de vue que l'on a décrié, nous regretterons amèrement de n'avoir point voulu le comprendre.
L'anticipation n'est pas toujours un des propres de l'être humains.
Doit-on pour autant annoncer l'avènement des psycho rigides ? Je reçois déjà les premières pierres, à une heure où tout le monde se veut "complètement open".
Ce ne serait finalement que donner mon point de vue, somme toute très cliché, sur un monde auquel j'ai du mal à m'adapter.
Hmmm... Commencer.
C'est une chose assez étrange que d'écrire autrement que pour soi. Certains diront, et sûrement avec raison, que le fait même d'écrire sous entend le désir d'être lu.
Il me semble que l'on peut aussi ne vouloir écrire qu'à soi même, à cette partie de soi qu'on n'ose pas déranger, qu'on ne connaît pas vraiment... Mettre en mots les pensées qu'on n'arrive pas à regarder, les laisser s'immiscer entre les lignes d'un texte qu'on croyait sans but et sans objet. Et les voir se dessiner petit à petit, ses idées qui viennent de la profondeur de notre être, noyée sous la matérialité.
Devoir écrire pour être en mesure de s'écouter.
Laisser glisser ses doigts sur un clavier, ou un pinceau sur une toile, et sentir s'éveiller ce qui ne devrait jamais dormir... La tension créatrice, née des questions que nous devons nous poser, à défaut d'être en mesure d'y répondre.
Finalement s'appercevoir que le crayon est tombé de la main, que les yeux se sont perdus dans l'ailleurs de la pensée. Le calme, l'instant au delà du temps où l'idée naît. Bug.
Revenir à la désespérance réelle empli du feu créateur, et entrer dans une transe tranquille et discrète que les autres ne voient pas... S'auto projeter dans une bulle immense, un monde autistique où seule importe l'Oeuvre, la Vie qui s'exprime et qui s'agite sous les saccades de la plume.
Finir. Achever. Point final, dernier coup de pinceau. Quitter à regret par peur de l'égarement.
Recommencer.
C'est une chose assez étrange que d'écrire autrement que pour soi.
Mais différemment. Laisser emerger le désir d'être lu.
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