Welcome to the Molly Machine
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Welcome my son
Welcome to the Machine Pink Floyd |

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Une BD de Calvin & Hobbes
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Les Kinks, les Shins et autres trucs en "in"
That there
That's not me
I go
Where I please
I walk through walls
I float down the Liffey
I'm not here
This isn't happening
I'm not here
I'm not here
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Welcome my son
Welcome to the Machine Pink Floyd |
Je crois que si j'avais eu l'opportunité de le créer je ne l'aurais pas dessiné autrement, malgré que je ne cerne pas encore les contours de son visage. Il est loin encore, aussi loin que l'exige la mise à distance des âmes blessées. D'assez loin pour que je ne puisse pas le fuir, assez loin pour que je le laisse venir dans un choix que je croierais avoir fait; loin des agressions passées d'ombres qui s'imposent dans une vie désorientée.
Il me tarde à présent de le sentir le long des jours où l'absence fut souvent reine, le long d'une peau calme et presque sereine, vestige réhabilité d'un champ de guerre organique...
Le passé. Le passé s'enfuit en criant très fort, comme conscient de sa disparition prochaine.
C'est donc dur, et terriblement éprouvant de tourner des pages que je croyais brûlées, éparpillées dans les archives d'une vie que je n'avais su qu'inhiber. Esquivée, elle réapparaît aujourd'hui forte et décidée, ne me laissant pas d'autre alternative que de la suivre, et les douleurs d'un second enfantement frappent mes tempes au rythme d'un coeur qui se manifeste enfin.
Je cours, je cours, après le bonheur, le souffle coupé par la peur de le perdre déjà.
Le passé a perdu et je le sais. Les démons pleurent déjà leur défaite, mais ils occupent fermement les terres de leurs anciennes victoires.
Je voudrais les balayer et courir vers toi, maintenant.
Je crois qu'il est bientôt l'heure...
Nous serons 2. Je serais seule face à ce passé, et je le ferais taire.
Il y en a que l'amour fait écrire des pages et des pages, moi il me fait taire.
Il fait tourner les mots dans un vertige (presque sensuel), les animent, les excitent, leur rendant tout le sens que j'avais parfois de la peine à leur donner, et les laisse subitement tomber... Le silence de l'évidence..
Le besoin d'un autre langage, autre, oui, langage d'ailleurs...
Plus besoin d'écrire, mais tellement de faire glisser doucement un pinceau sur la peau d'une toile, recréer à distance l'harmonie de deux corps par le biais d'un dialogue en couleurs, muet du langage des hommes.
...
Vraiment, il est temps de se taire...
Elle est beaucoup trop sur la défensive.
Soyons honnête, elle a peur.
Elle fait passer ça pour une sorte de principe moral, genre éthique à deux balles, la bave du crapeau n'atteint pas la blanche colombe...
Cette position suintante d'arrogance ne cache pourtant pas un mépris pour le monde, mais une angoisse réelle de l'appréhender.
Rencontrer, c'est accepter de démarrer un nouveau cycle. Et qui dit cycle dit invariablement fin d'un cycle. Débuter une relation dont on sait qu'elle mourra forcément.
C'est dur de croire à une quelconque forme d'éternité sur Terre.
Alors, bien sûr tout est vain, évidemment nous ne servons à rien, rien ne sert à rien, et cette stupide notion d'utilité n'aurait jamais du voir le jour... Mais voilà qu'elle est là et qu'elle ronge.
C'est beau de dire qu'on vit l'instant, que le bonheur est là devant nous, mais à peine on le voit, et déjà il s'en va ... Et attendre un nouvel instant présent à l'image d'un nouveau bonheur évaporé.
Recommencer encore, encore...
Non, ça n'a pas de sens. Enfin, si, un sens circulaire quoi. On tourne en rond... alors peut être le seul moyen d'y échapper est de transformer ce cercle en spirale, prendre un peu de hauteur chaque jour qui passe.
Mais toujours ce déjà-vu, ce manque atroce de surprise, cette prévisibilité.
Alors cette roue infernale de stagnation, comment oser l'appliquer au monde, aux autres? Comment gérer en plus la deception de l'interaction qui n'étonne plus ?
Ne reste alors que les émois de la rencontre, l'espoir nourricier qui fait vivre et tenir... Mais aussitôt la réalité, et que faire sinon que d'avorter l'échange, tout de suite, avant qu'il ne déçoive ?
Bien sûr il faudrait sauter le pas, bien sûr.
Bien sûr...
Mais elle n'ose pas, évidemment. Parce qu'elle voit déjà à travers ce sourire, l'absence.
Surtout, surtout, est-ce qu'on peut être assez fort pour changer ça ?
Est-ce que la vie se laisserait mener, juste une fois, dans l'ailleurs du non temps, du non espace, et laisser suspendu le cours de ces cycles?
Non, bien sûr, condition humaine, toujours...
Alors vivons, souffrons, que dire...
Aimons peut être...
Mais qui voudrait d'un amour qui n'aurait pas un instant le leurre de l'éternité ?
Drink up, baby, stay up all night
The things you could do, you won't but you might
The potential you'll be that you'll never see
The promises you'll only make
Drink up with me now and forget all about the pressure of days
Do what i say and i'll make you okay and drive them away
The images stuck in your head
People you've been before that you don't want around anymore
That push and shove and won't bend to your will
I'll keep them still
Drink up, baby, look at the stars, i'll kiss you again
Between the bars where i'm seeing you
There with your hands in the air waiting to finally be caught
Drink up one more time and i'll make you mine
Keep you apart deep in my heart separate from the rest
Where i like you the best
And keep the things you forgot
The people you've been before that you don't want around anymore
That push and shove and won't bend to your will
I'll keep them still
Elliott Smith _ Between the bars
Il devrait faire nuit... Il fait nuit.
Sur les idées, les idéaux, les illusions et autres mots commençants par I et ayant cette caractéristique commune d'être déchus...
C'est étrange d'effleurer ce noir que je broie sur des pages aussi vives...
Que de couleurs...
Il y a comme un décalage énorme entre le fond et la forme de ce site. Une antynomie, un paradoxe en voie d'acceptation... On n'est ni noir ni blanc, ni bon ni mauvais, ni tout ni rien, pas grand chose en fait... Une camïeu aux nuances décidées, le tout livré avec un kit d'upgradage qu'il est conseillé d'utiliser assez régulièrement.
Les nuances comme autant de choix, autant de possibles, autant de complexité progressive, évolutions d'âme en quête d'amélioration.
Il est donc fortuit de ne vouloir être qu'une facette, qu'un versant de la montagne.
Ainsi toutes ses couleurs venant d'un coeur plutôt sec ou trop humide n'est pas si étrange, finalement.
C'est ce que l'on s'efforce à montrer, le masque social: ce que personnellement je veux qu'on garde de moi.
Des couleurs.
Le noir.
Le noir que je broie n'apparaît pas. Il est caché, et s'il frappe incessamment, telle une migraine, je maintiens la porte des larmes fermée.
Pourtant il est là. Il ne partira pas. Parce qu'on n'est jamais non plus seulement l'autre côté. Seulement on imagine que celui qui a cru en la seule noirceur peut ensuite ne vivre qu'à travers un arc en ciel naïf et amnésique. C'est faux, bien qu'on attende de lui cette même extrême.
Le noir n'est pas plus noir après, mais celui qui a compris que la lumière qu'il cherche est en lui, assène de petites notes colorées tout autour de lui.
Il regarde l'herbe et la voit bleue, jette des motifs sur les murs d'une ancienne usine et s'émerveille de la facilité avec laquelle il peut rendre la vie jolie.
Et tout cela s'expand autour de lui, il rayonne et le noir semble parti bien loin...
Et en effet le noir en a pris un sacré coup. Il n'a plus l'avantage d'être le seul. Mais il n'est pas si loin et se réjouie du jour où son hôte s'appercevra qu'être "jolie" ne suffit pas. Que la vie a besoin d'autre chose que de fanstasmes colorés, et qu'aussi vrai que les petites notes l'ont fait espérer, les petites tâches grises le rapelle à la réalité.
Il ne reste qu'à decider qui des petites notes colorées des petites tâches grises gagnera. Et le combat qui semble simple pour qui est motivé à vivre s'avère chaque jour plus difficile à mesure que les tâches s'étendent, et ternissent le bleue de l'herbe...
C'est un travail de titan que de continuer à voir la lumière quand tout semble être éteint;
Ce n'est pas une vie facile que d'être confronté à l'incompréhension de ceux qui ont eu dans leur trousseau de naissance les fameuses lunettes de soleil vianesque, celle qui font en permanence voir le monde en rose. Celle qui obtiennent de leur possesseur de ne pas regarder trop loin, de laisser le flou se charger des questions que les autres se posent.
Ses questions auxquelles on doit la première petite tâche...
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