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Welcome to the Molly Machine

 

                                                               

Welcome my son


Welcome to the machine


Where have you been?
It's alright we know where you've been
You've been in the pipeline
Filling in time
Provided with toys and scouting for boys
You brought a guitar to punish your ma
And you didn't like school
And you know you're nobody's fool
So welcome to the machine


Welcome my son

 
Welcome to the machine


What did you dream?
It's alright we told you what to dream
You dreamed of a big star
He played a mean gituar
He always ate in the Steak Bar
He loved to drive in his Jaguar
So welcome to the Machine

 

 

 

 
        

Welcome to the Machine

      Pink Floyd       

Mardi 21 juin 2005

Quelle belle définition.
Quel beau résumé.

Intelligente, dans le sens où elle voit. Elle sait, elle est lucide, beaucoup trop lucide. Elle pressent, elle devine. Sans surpises, sans surprise. Elle pourrait manipuler à sa guise. Elle sait ce que les gens veulent entendre, et pourtant elle se tait. Aucun intérêt. Profits bas et à courts termes, conscience lourde de naissance. Et tout un tas de proverbes plus ou moins vrais auquels s'accrochent les idées encore une fois trop éclaircies de la certitude que tout ceci est vain, oh, tellement vain. Alors elle laisse couler. Dieu qu'elle souffre de la misérabilité des comportements humains, du caractère pitoyable des actions de fuites en général. Des déceptions en tous genres.

Elle est conne. Dans le sens où elle sait tout ça. Et elle y croit. Encore, et elle le refera, toujours, l'Espoir injecté dans les veines fatiguées, héroïne du rêveur immigré. Elle n'arrivera jamais à cette autarcie qui est le seul véritable aboutissement d'un espoir qui n'en peut plus de ne pas pouvoir se concrétiser. (oui oui, respirez entre les épreuves/phrases, ça aide). Alors elle recommence, encore, comme une souris dans un labyrinthe connu, ultra-connu, donc elle sent les moindres recoins, mais elle continue encore encore encore. Peut être une nouvelle sortie? Peut être un bout de lumière? Peut être un nouvel Espoir qui viendrait réveiller les anciens exténués ?

Et ça recommence...
J'ai dit cycle ? Moi ? Quand ?

Et EN PLUS j'en reviens périodiquement aux mêmes conclusions.

Oui, mon Roi, la spirale.
C'est ça l'unique but. La spirale. Ascendante, of course.

Par Molly B. - Publié dans : Backdriftings
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Lundi 20 juin 2005

Mourir d'essayer de comprendre, survivre en se cachant les yeux.
De lucidité en voilage, la tentative d'un équilibre...
Je suis fatiguée.
Rien n'a de sens. Ou alors tout en a.
Ne pas penser. Ne pas penser. Ne pas penser.
"Pour aller bien, il suffit de vivre en autarcie dans ta tête. Se persuader que les autres ne t'apportent rien".
Merci V.
Merci pour ses phrases que j'entends après les avoir ô combien douloureusement constatées.
A toi encore je réponds... Je ne suis pas une adorable fille altruiste. Je suis une conne.
Une fille trop pleine d'espoir que rien n'achève mais que tout blesse.

NB: t'es vachement plus optimiste quand tu as bu.
(la solution..............?)

Par Molly B. - Publié dans : Backdriftings
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Mercredi 15 juin 2005
 

 Aujourd'hui je nais.

Je me lève, et je crie.

Je crie tout ce que je n'ai jamais osé même murmurer. Je me lève et sans être vulgaire, je vous emmerde tous, vous qui ne savez pas respecter quelqu'un avant qu'il vous ait envoyé chier.

J'ai rêvé d'un monde où nous aurions  été assez intelligents pour se comprendre à mots couverts, en douceur. Je rêvais d'une humanité moins binaire, je rêvais d'abnégation, de dévotion, je rêvais de don de soi, je rêvais d'amour qu'on donne à tous parce qu'on sait que d'autres nous en couvriront, je rêvais de précaution, je voulais juste vous préserver, arrondir les angles de vos vies merdiques.

 

Je me réveille. Où étiez vous ?
Où étiez vous quand je criais ? Où étiez vous ?

 

Je voulais vous aider. Je voulais vous préserver, oui , au risque de me répéter, vous préserver. Je me suis mise à mal pour nombre d'entre vous, pour vous je n'ai pas compter les plaies que je m'inffligeais à vouloir vous protéger, espérant qu'un de vos anges viendrait les sutturer.
J'ai pris tout à l'envers.

 

Occupes-toi de toi Julie, occupes toi de toi, rien que de toi, et seulement de toi.
Car le monde se fout des épines qui brisent tes os à trop courber sous le poids du malheur des autres.
Et surtout. Surtout.
Personne ne sera assez con pour vouloir porter le fardeau d'un autre.

 

Aujourd'hui je me réveille. Peut être que je deviens enfin humaine. 

 

Je crie. Et vous allez m'entendre.

Par Molly B. - Publié dans : Backdriftings
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Mardi 14 juin 2005

Ce fut si dur de s'ouvrir.

Si dur de transgresser larme par larme, angoisse par angoisse, les limites imposées par la peur, par l'anamour, par le manque, le manque absolu.
Le gouffre.
Ce fut si dur de faire confiance. De laisser venir.
Comme d'habitude, la naïveté chuchota de doux mots d'espoir à mon oreille abîmée, comme d'habitude j'y résistais, écoutant par delà l'ivresse les sons tranchants  des blessures des Julies échaudées.

Et puis pouf.

Pouf je lâchais prise, je me laissais aller à la douceur, à ce sentiment innomablemment emprunt de supériorité, je me laissais aller au: "pourquoi pas, après tout je mérite d'être heureuse, non?"

Voilà l'erreur. Non, je me suis brûlée à trop vouloir croire à la fin du supplice, à la venue de l'ange qui aurait su, comme je l'aurais pu, rendre bleues les matinées grises.
Mais l'ange est déchu.
L'ange a mal et la fée pleure.
Pas le moment, pas maintenant, je ne sais pas, je ne sais plus, l'ange est perdu.

Je me nois dans des larmes inutiles. Les seules vraies larmes, les larmes sans objet, sans demande, sans espoir, les larmes de douleur, de douleur seule, les larmes qui savent qu'elles ne sont pas tombées des yeux d'un crocodile.

Des larmes qui ne demandent rien, des larmes qui n'attendent plus.

Des larmes qui prennent en pleine tête que la solitude est la seule condition humaine.  

 

 

 

          

Par Molly B. - Publié dans : Backdriftings
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Mardi 7 juin 2005

 

 

 

Hier soir, c'était bien. Il a su me rassurer, me comprendre, alors que tout est si embrouillé, que les libellules hésitent et tanguent au gré des vents de leur esprit. Il a su trouver les mots.

 

Hier je me suis couchée, heureuse, dans les promesses de soirées prochaines et plus proches, de présence et d'affection.

D'amitié.

 

Mon regard attend le poids qui t'encombre. Je serais là.

Par Molly B. - Publié dans : Backdriftings
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